La 15ème édition des rencontres Reclusiennes interrogera notre société sur "Se battre, débattre"
Les Reclusiennes 2026 se dérouleront du 15 au 18 juillet à Sainte Foy la Grande en Gironde [www.lesreclusiennes.fr].
Comme chaque année, et sans interruption depuis 2013, pour leur prochaine édition, Les Reclusiennes proposent plusieurs journées d’échanges sur des thèmes qui questionnent nos regards et nos
pratiques du monde. Après l’Eau, la Terre, l’Argent, Bas les Masques, La Commune, Partager, quoi !?, Co-Habiter, Bifurquer l'an passé , nous vous invitons à vous laisser tenter par
l'idée de débattre.
Les batailles que nous souhaitons évoquer, passées et futures, ne sont pas de celles où l’on cherche à éliminer, humilier, soumettre l’adversaire.
Pour autant, les combats qui nous intéressent ici ne redoutent pas l’affrontement, conscients que les résistances qu’ils rencontrent ne se dissipent pas d’elles mêmes. Nous chercherons à
rendre visibles les résistances contemporaines et comment elles s’expriment par de nouveaux modes de création, d’expression, d’échange et d’action collective.
Les Reclusiennes 2026 s’inscrivent dans une histoire longue des luttes humaines, où se battre n’a jamais cessé d’être une nécessité face à l’injustice. Des révoltes paysannes aux
mobilisations contemporaines, une même exigence traverse les siècles : refuser la résignation et reprendre prise sur nos vies.
Mais ici, se battre ne signifie pas détruire ou soumettre, ni glorifier la guerre.
Il s’agit de lutter autrement : affronter sans renoncer au débat, résister sans abandonner la pensée.
Cette exigence trouve une source vivante à Sainte-Foy-la-Grande, ville de naissance au XIXe siècle d’Élisée Reclus. Géographe, penseur libertaire, infatigable observateur des sociétés
humaines, Reclus n’a cessé de lier savoir et engagement, connaissance du monde et transformation sociale. Son héritage irrigue les Reclusiennes : comprendre pour agir, débattre pour se
libérer, imaginer pour transformer.
Se battre et débattre sont indissociables. Car les luttes qui transforment sont celles qui s’organisent, s’éclairent, se partagent et se construisent collectivement. Elles assument
l’affrontement, mais refusent la brutalité aveugle.
Pendant quatre jours, à deux pas de Bordeaux, ces idées prennent vie dans un programme engagé, foisonnant et accessible.
Dès le 15 juillet, les racines historiques des luttes s’ancrent localement : la révolution espagnole de 1936, ses liens avec le territoire foyen, la mémoire des exilés et des résistances
familiales. En parallèle, urbanisme et mésologie interrogent notre manière d’habiter et de transformer nos milieux de vie. La journée se prolonge par un atelier d’écriture, un apéritif
musical et un spectacle poétique vibrant.
Le 16 juillet met l’accent sur l’éducation et l’émancipation. Comment apprendre à débattre réellement ? Comment construire une utopie concrète ?
Des ateliers philosophiques et démocratiques invitent à pratiquer la discussion comme outil politique.
L’après-midi aborde frontalement les violences : consentement, reconstruction, parole des femmes, avec même une approche corporelle via la boxe. La journée se conclut par un apéritif
littéraire et un combat d’improvisation nourri des échanges.
Le 17 juillet, place aux combats idéologiques.
Déconstruire le fascisme dans le langage, analyser les dérives politiques contemporaines, interroger racisme et pseudo-sciences.
La pensée de Reclus éclaire ces enjeux, lui qui combattait déjà les logiques de domination et les dérives racistes de son époque.
Un film engagé prolonge la réflexion sur les luttes contemporaines, jusqu’aux résistances en Ukraine.
Le 18 juillet ouvre sur l’actualité brûlante : censure, lanceurs d’alerte, dérives politiques locales.
Un focus sur l'actualité des luttes, locales ou nationales, et sur l'échelle communale qui explore les mutations démocratiques, entre populisme, extrême droite et influence des technologies.
Le tout se conclut par un concert, moment de partage et d’élan collectif.
Tout au long du festival, expositions, créations artistiques, apéritifs littéraires et espaces informels nourrissent les rencontres.
On y croise chercheurs, militants, artistes, habitants, dans une ambiance à la fois exigeante et conviviale.
Face à l’accumulation des crises, une question demeure : pourquoi ne se soulève-t-on pas davantage ?
Les Reclusiennes, fidèles à l’esprit d’Élisée Reclus, ne donnent pas de réponses toutes faites, mais ouvrent des chemins.
Venir à Sainte-Foy-la-Grande, c’est faire l’expérience d’un lieu où penser et agir se rejoignent.
C’est repartir avec des idées, des outils, des alliances.
Et surtout, avec l’envie renouvelée de se battre — en débattant.
Festival populaire de réflexions libres, les Reclusiennes proposent chaque année de débattre d’un thème de société avec des personnes de milieux différents, académiques ou non, qui rapportent des
pensées et des expériences, cette année sur le thème du Partage. À une époque où la frilosité, le repli, la xénophobie et le nombrilisme gagne toute la société dans les différents pays, il
est important de reposer la question du partage, non pas dans un sens caritatif, mais dans la perspective de se réapproprier collectivement les enjeux du monde actuel (économie, environnement,
politique, géopolitique).
En 2012 les habitants de Sainte-Foy-la-Grande se sont rapprochés d’universitaires et de chercheurs pour mieux comprendre et se réapproprier collectivement les enjeux du monde actuel. En 2012
sont ainsi nées les rencontres Reclusiennes, organisées par l'association locale Cœur de Bastide, baptisées ainsi en souvenir du géographe libertaire Elisée Reclus, natif de Sainte-Foy-la-Grande.
Depuis quatorze ans, chercheurs, laboratoires universitaires et responsables d'associations ont pris l'habitude de ce rendez-vous. Hébergés chez l'habitant, interviewés par des journalistes,
c'est l'occasion pour eux de se retrouver, d'échanger et surtout de présenter le résultat de leurs travaux devant un public de non initiés dans une ambiance estivale, de débattre à bâtons rompus
avec des personnalités invitées de tous bords, de participer à des ateliers ludiques autour de sujets d’actualité .
Contrepoint des travaux de recherche et des échanges, apéritifs littéraires, musique et littérature aborderont aussi à leur manière le thème de la Commune. Au total, ce sont 40 événements qui se
succéderont au cours de ces 4 jours de festival.
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Si vous ne connaissez pas encore le festival Les Reclusiennes à SAINTE FOY LA GRANDE en Gironde, c'est le moment de découvrir le programme de cette nouvelle édition, engagée et nourrie du 15
au 18 juillet
Le festival des Reclusiennes est un festival hors norme, qui colle à l'esprit de bastide de Sainte-Foy-la-Grande, un festival baptisé ainsi en souvenir du géographe libertaire Elisée Reclus,
natif de notre commune. Il prend la forme de débats, d'ateliers, de films, de musique et d'expositions.
Mais les Reclusiennes ce n'est pas que des débats et des tables-rondes, c'est aussi du cinéma, des repas, des expositions et de la musique.
Plus d’infos, comment venir, où se loger,... sur www.lesreclusiennes.fr
[email protected]