ÉPIDÉMIE

 

MORTS OU VIFS

 

LE JOUR D'APRÈS

Les Reclusiennes 2020    L'organisation du festival des Reclusiennes s'adaptera aux règles sanitaires qui seront imposées en juillet 2020. Les ateliers et spectacles pourront prendre différentes formes, se tenir en salle, en ligne ou en pleine nature, mais les Reclusiennes se dérouleront malgré tout car ces sujets doivent faire l'objet de débat maintenant.

 

Trois principes généraux seront les fils conducteurs des Reclusiennes 2020, sous la forme d'ateliers consacrées à l'épidémie :

 

1. Verbaliser : comment les citoyens ont-ils vécu, contourné, transgressé ou négocié les règles imposées par l'Etat gestionnaire de la crise. À partir de témoignages vécus et d'initiatives citoyennes: témoignage oral, écrit ou artistique... En parallèle, installation d’un « mur du confinement » pendant les trois jours où peuvent être affichés ces témoignages.

 

2. Objectiver : peut-on replacer ces contournements dans leur cadre socio-politique classique ou la crise a-t-elle fait émerger de nouveaux rapports sociaux ?

 

3. Construire: ces contournements peuvent-ils être le ferment d'un nouveau rapport avec l'État, l'employeur, la famille… ?

 

Le pré-programme

 

Vendredi 10 juillet, matin    État des lieux de l’épidémie

- Le rôle du milieu (causes et diffusion du virus).

- Rapport humains non-humains, rôle des changements globaux et de leurs impacts sur les milieux (anthropisation/fragmentation des milieux naturels/sociaux...).

- Géopolitique de l’épidémie : l’OMS, la rivalité Chine/États-Unis (Europe ?), le retour des frontières, géopolitique du choc et de la peur (discours hyper-alarmiste et sécuritaire des médecins et de l’État, tactique du chaud et du froid, collapsologie ambiante, misanthropie rampante…)

- D’autre exemples : le choléra en Haïti, la grippe « espagnole », le Sida…

 

Vendredi 10 juillet, après-midi    Contrôle et biopouvoir (confinement, : traçage, vidéo-surveillance, etc.)

- De l’anomie au contrôle liberticide, où mettre le curseur de l’anarchie ? Mieux appréhender les différences fondamentales d’approche sociétale (politique) à travers le prisme de la crise du COVID.

- La servitude volontaire. Jusqu’où accepte-t-on l’intrusion du pouvoir dans nos vies individuelles et professionnelles, comment la crise fait bouger notre degré d’acceptabilité ?

- Comment le tout hygiénisme appelle à démanteler tout élan collectif, règles collectives du vivre ensemble ?

 

Soirée - Spectacle conférence "Théodore Wåldo, re-présentation quantique"

 

Samedi 11 juillet, matin - Le virus révélateur

- Rapport entre science, connaissance, médecine, art : on sait ou on ne sait pas ? On le dit ou on ne le dit pas ?

- Statistiques, courbes et cartographies : vérités et manipulations.

- Technique et mythe de l’efficacité : succès ou échec ?

- Le Covid ne rend-il pas visible des parties de la société que le système libéral veut invisibiliser ? Classes sociales, place des femmes, mandarins et aide-soignant/e/s, agents de caisse et balayeurs.

 

Samedi 11 juillet, après-midi - La vie du confinement

- La mort et le confinement : rites, funérailles, biopouvoir et domination symbolique.

- Les femmes « dans la réparation ».

- Nouvelle spatialisation de la société, triomphe du numérique, des Armi et de la silicolonisation.

- Les pédagogies à distance, le télé-travail, l'ensemble des activités (tsociabilité...). Bilan.

- Bidouillages perso ou collectifs, échappatoires, contrebande, confinement buissonnier…

 

Dimanche 12 juillet - Restitution. Format et lieu à définir.

 



Un nouveau format de festival qui rassemble chercheurs, militants, écrivains, philosophes, artistes et habitants dans la bastide de Sainte-Foy-la-Grande en Gironde, ville natale d'Élisée Reclus, géographe libertaire du XIXème siècle.

 

Habitant-e-s de la bastide nous avons constitué un collectif pour résister à la mise à l’écart de la métropole bordelaise subie ces dernières années et nous invitons chercheurs et responsables associatifs à débattre avec nous.

 

En 3 jours, 40 événements se succèdent.

Conférences, concerts,  pièces de théâtre, installations artistiques, apéros littéraires, films et débats rythment ce "festival de la pensée".


Chaque année début juillet, des centaines de chercheurs, de journalistes et de militants associatifs venus de France et d'Europe se retrouvent pour échanger sur le Vote (2013), la Terre (2014), les Migrations (2015), l'Eau (2016), le Bien commun (2017), l'Argent (2018), le Travail en mutation (2019).

Une rencontre

Chercheurs en sciences humaines, responsables associatifs et militants se retrouvent pendant une semaine autour d'un thème de réflexion abordé par Elisée Reclus en se posant la question de ce qu'il ferait s'il était parmi nous au 21ème siècle... 

Un lieu

Ville natale d'Elisée, Sainte-Foy-la-Grande est souvent au centre des débats, au cours des conférences mais aussi au cours des discussions et des rencontres dans les cafés, dans les repas de rue et au cinéma.

 

Elisée Reclus

Géographe libertaire, militant et théoricien anarchiste, Elisée Reclus fut un pédagogue et un écrivain prolifique, précurseur de la géographie sociale, de la géopolitique, de la géohistoire et de l'écologie.

 




Le festival des Reclusiennes est organisé par les habitants de Sainte-Foy-la-Grande, association Cœur de Bastide.

                    contact@coeurdebastide.fr      www.coeurdebastide.fr

 

44 rue Alsace Lorraine

33220 SAINTE-FOY-LA-GRANDE France

 

Train TER  réduction spécial festival


Ville de Sainte-Foy-la-Grande